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« Au centre de votre être vous avez la réponse ; vous savez qui vous êtes et vous savez ce que vous voulez. « Lao Tsu
La fonction de l’enseignant humain est simplement d’être une avenue, un véhicule pour Dieu, la Source Divine pour ouvrir votre conscience à la réceptivité de la Vérité, afin que vous puissiez ensuite recevoir la Vérité directement de l’intérieur de votre propre être. L’enseignant peut avoir reçu la Lumière un moment seulement avant de partager cette Lumière avec vous, et vous, à votre tour, vous commencez immédiatement à partager avec votre ami. « Personne, après avoir allumé une bougie, ne la couvre d’un vase, ou ne la met sous un lit; mais il la place sur un chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière » (Luc 8:16).
Le plus gros mensonge que l’on nous a raconté est que nous sommes des êtres qui vivent une vie unidirectionnelle. Or nous sommes des êtres multi-dimensionnels, vivant des vies à plusieurs dimensions. Et lorsque nous vivons une expérience mystique, cette expérience est enregistrée dans le cerveau. L’émotion que nous ressentons à ce moment-là, l’excitation de l’extase et de la félicité ne vient pas de « l’extérieur ». Elle se produit à l’intérieur de nous.
L’effet secondaire de ces moments de transformation et de transcendance est une amélioration de notre biologie. Et lorsque nous revenons à notre identité après une telle expérience, notre cerveau est enrichi. Notre perspective s’est élargie.
Nous ne voyons pas les choses telles qu’elles sont, nous les voyons telles que nous sommes. Et une fois que nous avons rencontré le monde mystique, cette excitation intérieure change notre expérience du monde extérieur. Nous voyons des choses que nous n’avons jamais vues auparavant parce que notre cerveau n’était pas câblé pour les percevoir. Mais maintenant, notre cerveau enrichi a créé des souvenirs à long terme que nous associons à l’amour, à la joie et à la félicité.
Selon les chamans toltèques, il y a deux sortes d’hommes sur Terre : ceux qui prennent le temps de s’interroger sur les gens et sur le sens de l’univers, et de se demander qui ils sont, et ce qu’ils font là, des hommes que les réponses toutes faites proposées par la société dans laquelle ils vivent ne satisfont pas et qui vont faire de ces deux questions le fondement d’une vie nouvelle, imprégnée d’un irrésistible parfum de liberté.
Et puis il a les autres, ceux qui, riches ou pauvres, cultivés ou non se seront très tôt laissés hypnotiser par le brouhaha, les nécessités et les mirages de la vie quotidienne au point de ne jamais trouver le temps de se poser ce genre de questions, les trouvant inutiles ou même absurdes, une attitude et un choix que les chamans appellent « succomber à l’hypnose socialitaire ».
Aventuriers de l’esprit, les premiers, s’ils persévèrent ont une chance de devenir les créateurs de leur vie, portés par l’énergie du mystère de l’existence parce qu’ils l’auront regardé en face et accepté
Les seconds vivront le plus souvent dans le conformisme de leur époque, serviteurs du système en place, tournant le dos à l’inexpliqué et, par-là, à eux-mêmes.
Le monde est en effet le miroir que chaque individu perçoit, une projection de soi, un processus circulaire que les chamans appellent « l’anneau de pouvoir ».
Comme le miroir, le monde ne nous renvoie que la représentation que fabriquent nos perceptions personnelles, nos croyances et nos humeurs.
Extrait « Les allumeurs de réverbères » par Joel S. Goldsmith – DÉCEMBRE 1955
« Le vrai pouvoir de changer les choses se découvre et s’exerce à l’intérieur de soi, sur l’intérieur de soi.
Tous les psychothérapeutes dignes de ce nom et tous les chamans pratiquant la guérison spirituelle depuis de longues années sont amenés un jour ou l’autre à se demander pourquoi il est si difficile pour l’être humain de changer des croyances ou des comportements qui sont pourtant, à l’évidence, la cause de tant de souffrances, de mal-être et même de graves maladies.
Mais il leur suffit de se rappeler combien de mémoires ancestrales, prénatales familiales, éducatives et socialitaires ont façonné leur personnalité pour avoir la réponse : l’homme est littéralement et jusqu’au plus profond de ses cellules, infiltré de programmations d’ordre karmique, culturel et affectif, qui sont autant d’obstacles à tout changement.
Travailler sur soi devient ainsi le seul espoir pour l’homme de se libérer et de devenir celui que, tout au fond de lui, une petite voix, lui murmure qu’il peut-être.
Il est bien placé pour cela puisqu’en lui résident tous les changements et les potentiels créatifs de l’univers !
« L’homme ne naît pas libre mais il est libre de se libérer ».
C’est donc pour lui à la fois une chance extraordinaire d’en avoir un jour le désir et sa plus grande responsabilité.
Les sages taoïstes désignent le travail sur soi par l’expression « chevaucher le tigre ».
Le tigre représente à leurs yeux cette force irrépressible qui fait mourir et renaître en permanence tous les êtres.
En travaillant sur soi, on ose affronter au lieu de fuir, on bondit sur son dos, on l’enfourche et on se fond dans sa force pour mieux orienter celle-ci pendant que s’éveille peu à peu la conscience de notre identité avec lui. »